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Retour sur l'exposition "Vies de Femmes"

L'événement a eu lieu en Mars au Port. Joel Pèlerin y exposait ses oeuvres dans le cadre d'un événement couplé avec le 1er Festival du Films de Femmes " Le Temps des Femmes".


Cette exposition de photographies de Joël Pèlerin et de poèmes de son épouse Alice Ranorojaona Pèlerin, était couplée au 1er  Festival de Films de Femmes « Le Temps des Femmes ».
Cette manifestation qui s’est étalée sur 4 jours fut à l’évidence un grand succès, avec plusieurs centaines de spectateurs, qui ont pu échanger avec des spécialistes des questions abordées ainsi qu’avec de nombreuses associations présentes, ce qui a donné lieu à des témoignages très émouvants. ... L’aspect pluridisciplinaire (cinéma, photographie, littérature…) a renforcé la portée des nombreux messages.
Sept films documentaires et sept films de fiction couvraient les thèmes suivants : le viol, les violences envers les femmes, les grossesses précoces, la grossesse et l’alcool, les femmes avec un handicap, et l’endométriose, la plupart de ces sujets étant malheureusement particulièrement présents à La Réunion. 
À noter que la marraine du festival, Marie Alice Sinaman, et Morgane Soucramanien, Miss Réunion 2018 sont venues aussi débattre sur l’endométriose, étant toutes les deux impliquées dans la cause d’aider au diagnostic et à la prise en charge des femmes atteintes de cette maladie.  



Retour sur l'exposition
Cette exposition intitulée "Vies de Femmes" se composait de 9 photographies et autant de poèmes, porte-parole pour interpeller sur les problématiques féminines développées au cours de ce Festival, tout en évoquant les perspectives humaines pour les dépasser.

Pour Joël et Alice Pèlerin, il est important de repérer les reproductions inconscientes et les mythes familiaux qui imprègnent l’éducation que nous donnons à nos enfants. Ceci, afin de délivrer un autre type de message que le cliché « mère victime » et « père violent » à la descendance, et interrompre la transmission transgénérationnelle de la souffrance. Cette dernière altère l’humanité des personnes, et l’objectif est de rétablir cette humanité en chacun.
Quel que soit la violence subie (par les femmes, par les hommes, par les enfants) il est toujours possible de faire un travail. Identifier les évènements et leurs affects, les nommer, les accepter, les transformer pour grandir de ces épreuves, et en renaitre…

Ils posent aussi la question : et si l’endométriose était une manifestation du corps, une pathologie du symbolique, pour exprimer une féminité  malmenée par des viols, de l’inceste, de la violence, des morts d’enfants, des deuils non faits, et qui se transmettrait à travers les lignées féminines, aussi bien maternelles que paternelle ? La discipline de l’Épigénétique montre actuellement comment les souffrances s’impriment dans le matériel génétique, et se transmettent de génération en génération. Ce qui conforte les découvertes cliniques en anthropomédecine du Dr Alice Ranorojaona-Pélerin  qui constate des souffrances « féminines » dans les lignages des femmes qui consultent pour endométriose, ce qui pourrait constituer une voie de recherche pour la prise en soin des personnes souffrant de cette pathologie. 

Les échanges avec le public tant avec le médecin-photographe Joël Pèlerin qu’avec son épouse médecin-anthropologue ont été nombreux, cette exposition parlant beaucoup aux gens.

Retour sur l'exposition

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